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Protéger la nature avec la SREPEN

mardi 23 décembre 2008, par Srepen

« Préservons notre environnement, aujourd’hui et pour les générations futures »

  • J’admire et je respecte la nature. Je n’y prélèverai rien et je rapporte mes déchets avec moi
  • Je m’abstiens de rapporter et diffuser à la Réunion des plantes et des animaux au retour de mes vacances car ils peuvent nuire aux espèces locales.
  • J’informe et je me tiens informé de l’état de l’environnement pour mieux agir et adopter des comportements respectueux

6 types de végétation spécifiques à La Réunion

  • La forêt tropicale humide des bas n’occupe plus que quelques centaines d’hectares , essentiellement Saint Philippe et Sainte Rose. Elle est menacée par de nombreux défrichements.
  • La forêt tropicale semi sèche n’existe plus qu’à l’état de lambeaux épars composée de plantes parmi les plus rares et les plus menacées au monde.
  • La forêt tropicale humide de montagne est le milieu le plus étendu. Mais les pestes végétales, défrichements et incendies la détruit toujours un peu plus.
  • La forêt éricoïde d’altitude est encore étendue au volcan, Piton des Neiges, Roche Ecrite et Grand Bénare mais les pestes et les incendies sont très destructrices.
  • Les forêts naturelles de tamarins des hauts se raréfient car utilisées pour la production de bois. Disparaissent ainsi toutes les espèces associées au tamarin.
  • Les fourrés à pandanus, à palmistes et à fanjans peu étendus et très localisés sont menacés par les aménagements, les prélèvements pour les tisanes ou autres et les pestes végétales.

    Des causes d’extinction sur l’île de La Réunion

Chaque agression sur le milieu naturel entraîne la disparition de nombreux espèces.

Des incendies répétées détruisent le reliquats de végétations semi sèche.

Les défrichements des dernières forêts tropicales humides des bas mettent en péril de nombreuses espèces.

Les prélèvements menacent le palmiste, le fanjan, et de nombreuses plantes rares auxquelles la tradition attribue des vertus thérapeutiques.

Les constructions sur le littoral mettent en danger certaines plantes des bords de mer exposées aux embruns, comme saliettes et les lavangères endémiques de notre île. Les invasions biologiques (goyavier, longose, ajonc d’Europe, la liane papillon…), se révèlent dangereuses en étouffant les espèces locales.

Les milieux de vie des espèces locales ont besoin d’être préservés

Les invasions biologiques

Les invasions biologiques sont le fait d’espèces introduites par l’homme qui sont devenues envahissantes dans les milieux naturels au point d’étouffer les espèces locales.

Le « merle de Maurice » originaire d’Asie introduit comme oiseau de cage. Echappé, il colonise les milieux naturels en disséminant les pestes végétales.

Le rat, introduit par les navires en provenance d’Europe au début de la colonisation humaine, est un redoutable prédateur pour les oiseaux.

Des maladies ou parasites de végétaux introduits avec les plantes d’ornement et les cultures se propagent dans la nature et affaiblissent les espèces locales.

Le Cyathea cooperi est une fougère arborescente, cette plante d’ornement originaire d’Australie pourrait supplanter les fanjans locaux comme à Maurice.

Les plantes et les animaux introduits constituent une menace pour les milieux tropicaux insulaires.

Les milieux naturels de La Réunion, une grande richesse du patrimoine mondial.

Les forêts de la Réunion font partie des 25 zones mondiales sélectionnées pour leur exceptionnelle biodiversité et se placent au 16e rang mondial en tant qu’écosystème remarquable.

Deux milieux uniques au monde 500 espèces connues, dont 160 endémiques (50 menacées d’extinction) 2 reptiles et 9 oiseaux protégés de nombreux insectes encore inconnus.

Ces milieux peuvent bénéficer d’une protection prioritaire en raison de leur fragilité et des importantes menaces de destruction.

Ce que fait la SREPEN.

  • Elle propose des mesures de conservation des milieux naturels (réserves naturelles, parc national).
  • Elle réalise des animations sur les milieux humides, le récif corallien, les oiseaux endémiques, les milieux forestiers.
  • Elle se porte partie civile contre le braconnage et les travaux non autorisés, les destructions de l’environnement.
  • Elle fait valoir le point de vue environnemental dans la gestion et l’aménagement du territoire.
  • Elle réalise des études sur les milieux naturels et assure leur diffusion.
  • Elle organise des sorties naturalistes, des randonnées…